Derniers Articles

Plan de sortie de crise

L’heure est aux urgences sanitaires et sociales et à la satisfaction des besoins essentiels de la population, dans le respect des droits démocratiques : les semaines à venir seront décisives et le gouvernement doit urgemment changer de logiciel, pour répondre aux objectifs qui s’imposent et que nous nous fixons dans les deux premières parties de ce plan de sortie de crise. En particulier doit être lancé un vaste plan de renforcement et de développement des services publics.

PRIMES, CONGÉS, RTT : LES SORTIES DE ROUTE GOUVERNEMENTALES

Au travers d’ordonnances, le gouvernement a adopté un certain nombre de nouvelles dispositions concernant les agent.e.s de la Fonction publique qu’il a
officialisées hier après-midi. Pour nos organisations syndicales, ces mesures sont très loin d’être à la hauteur des enjeux. Pire, elles comportent d’inacceptables et injustes reculs.

Confinement : des mesures pour victimes de violences conjugales

Le confinement est pour tous une période angoissante, insécurisante. Pour certain.es, elle devient une période de danger : les alertes pour violences faites aux femmes ont bondi de 32%, les signalements de violences à enfants de 30% (le signalement est un appel d’un proche, d’un voisin, qui suspecte un problème).
Plusieurs initiatives sont mises en place pour multiplier les moyens d’alertes durant cette période :

  • 3919
  • 17
  • 114 (SMS)
  • 115
  • 119

Le 7 avril : anniversaire de l’OMS

L’actualité tragique révèle au grand jour l’incapacité de notre système à répondre aux besoins humains : le manque criant de moyens matériels, de lits d’hôpitaux, de personnels, s’étale plei-nement. Pourtant, depuis des années, les professionnels, les usagers, les forces syndicales dont la FSU et associations tirent la sonnette d’alarme sur la dégradation de notre service de santé. Les politiques successives d’austérité ont affaibli considérablement l’hôpital public, géré comme une entreprise. Près de 100 000 lits ont été fermés entre 1987 et 2017 (source DREES). Ces politiques ont touché les personnels de plein fouet : ils ont vu leur nombre diminuer, leurs conditions de travail empirer et leurs salaires, déjà insuffisants, stagner. Le gouvernement re-connaît aujourd’hui une pénurie de médicaments : conséquence directe des choix de l’industrie pharmaceutique qui privilégie la rentabilité financière en délocalisant les fabrications non ren-tables à l’étranger. Il est temps de mettre en place un pôle public du médicament.

« COVID 19 », errements…et confiance en berne

Chers collègues,
A vous tous, responsable de Services, DT, DAPE, RE, RM, le secteur cadres du SNU tient à apporter tout son soutien en cette période difficile.
Nous savons que vous aussi, êtes directement impactés par cet événement sans précédent. Depuis le début de cette crise, vous devez faire face à des collectifs de plus en plus tendus auxquels vous demandez d’appliquer des consignes et contre consignes qui se contredisent et qui ne sont pas toujours conformes aux discours et annonces de nos dirigeants politiques.

En matière de travail et d’emploi, où est la sécurité sanitaire ?

Une large campagne de valorisation des postes disponibles dans le secteur agricole et de mises en relation sur les offres d’emploi de ce secteur est lancée, via Pôle Emploi, particulièrement dans les régions du sud de la France.
Si la FSU comprend la nécessité d’assurer la continuité de l’alimentation de nos concitoyen-nes, elle tient tout d’abord à souligner que cette situation est le résultat d’un recours abusif depuis des années à des emplois saisonniers mal rémunérés et mal protégés, majoritairement travailleurs détachés aujourd’hui bloqués aux frontières par le virus. Elle juge donc d’autant plus impératif d’assurer la sécurité sanitaire des travailleurs ainsi mobilisés, qu’ils aient un emploi ou qu’ils en soient privé-es. À ce titre les consignes données aux conseiller.es de Pôle emploi de « rassurer les publics sur les conditions de sécurité au sein des entreprises concernées » sans pouvoir s’assurer de l’effectivité des conditions de travail des postes proposés relèvent en fait d’une campagne de pure communication en direction du public et d’injonction paradoxale pour les personnels et les demandeurs d’emploi.

Emploi saisonnier : Affaiblir le droit du travail ne sauvera pas les paysan.ne.s

Le Ministre de l’agriculture et de l’alimentation Didier Guillaume appelle « celles et ceux qui n’ont plus d’activité » à rejoindre « la grande armée de l’agriculture française »…. Le monde agricole exprime des inquiétudes légitimes : perte de récoltes, défaillance de certains maillons de la chaîne agro-alimentaire, baisse de chiffre d’affaire. Mais cette peur ne saurait justifier des atteintes inacceptables au droit du travail, qui créent un précédent dangereux et risquent de perdurer au-delà de l’urgence sanitaire. L’attractivité de l’emploi agricole ne sera pas renforcée en légalisant la semaine à 60h ou en limitant la durée de repos à 9h.