FSU

Plan de sortie de crise

L’heure est aux urgences sanitaires et sociales et à la satisfaction des besoins essentiels de la population, dans le respect des droits démocratiques : les semaines à venir seront décisives et le gouvernement doit urgemment changer de logiciel, pour répondre aux objectifs qui s’imposent et que nous nous fixons dans les deux premières parties de ce plan de sortie de crise. En particulier doit être lancé un vaste plan de renforcement et de développement des services publics.

PRIMES, CONGÉS, RTT : LES SORTIES DE ROUTE GOUVERNEMENTALES

Au travers d’ordonnances, le gouvernement a adopté un certain nombre de nouvelles dispositions concernant les agent.e.s de la Fonction publique qu’il a
officialisées hier après-midi. Pour nos organisations syndicales, ces mesures sont très loin d’être à la hauteur des enjeux. Pire, elles comportent d’inacceptables et injustes reculs.

Le 7 avril : anniversaire de l’OMS

L’actualité tragique révèle au grand jour l’incapacité de notre système à répondre aux besoins humains : le manque criant de moyens matériels, de lits d’hôpitaux, de personnels, s’étale plei-nement. Pourtant, depuis des années, les professionnels, les usagers, les forces syndicales dont la FSU et associations tirent la sonnette d’alarme sur la dégradation de notre service de santé. Les politiques successives d’austérité ont affaibli considérablement l’hôpital public, géré comme une entreprise. Près de 100 000 lits ont été fermés entre 1987 et 2017 (source DREES). Ces politiques ont touché les personnels de plein fouet : ils ont vu leur nombre diminuer, leurs conditions de travail empirer et leurs salaires, déjà insuffisants, stagner. Le gouvernement re-connaît aujourd’hui une pénurie de médicaments : conséquence directe des choix de l’industrie pharmaceutique qui privilégie la rentabilité financière en délocalisant les fabrications non ren-tables à l’étranger. Il est temps de mettre en place un pôle public du médicament.

En matière de travail et d’emploi, où est la sécurité sanitaire ?

Une large campagne de valorisation des postes disponibles dans le secteur agricole et de mises en relation sur les offres d’emploi de ce secteur est lancée, via Pôle Emploi, particulièrement dans les régions du sud de la France.
Si la FSU comprend la nécessité d’assurer la continuité de l’alimentation de nos concitoyen-nes, elle tient tout d’abord à souligner que cette situation est le résultat d’un recours abusif depuis des années à des emplois saisonniers mal rémunérés et mal protégés, majoritairement travailleurs détachés aujourd’hui bloqués aux frontières par le virus. Elle juge donc d’autant plus impératif d’assurer la sécurité sanitaire des travailleurs ainsi mobilisés, qu’ils aient un emploi ou qu’ils en soient privé-es. À ce titre les consignes données aux conseiller.es de Pôle emploi de « rassurer les publics sur les conditions de sécurité au sein des entreprises concernées » sans pouvoir s’assurer de l’effectivité des conditions de travail des postes proposés relèvent en fait d’une campagne de pure communication en direction du public et d’injonction paradoxale pour les personnels et les demandeurs d’emploi.

8 mars 2020: la FSU aux côtés des Grandes Gagnantes pour défendre les droits des femmes

En France, la crise sociale actuelle démontre encore une fois que la précarité touche plus particulièrement les femmes. Dans le monde du travail, les métiers que les femmes occupent majoritairement, s’ils ont une forte utilité sociale, sont dévalorisés financièrement et socialement. Quant au passage à la retraite il se traduit pour les femmes par un écart de pensions de droit direct de 42% par rapport aux hommes.

Toutes et tous perdant-e-s avec la retraite à points Pour nos régimes de retraite solidaires

La réforme est une attaque d’une brutalité inouïe contre notre modèle de retraite solidaire, en particulier contre celle des agent-es publics. Les éléments de langage du gouvernement tentent d’imposer l’idée inverse mais ils ne résistent pas à l’analyse.

  • Les pensions ne baisseront pas ?
  • « La valeur du point ne pouvant diminuer,les pensions sont donc garanties »
  • La réforme des retraites, une « opportunité » de redéfinir les métiers de la Fonction publique ?
  • Les simulations gouvernementales : un outil de communication
  • Un âge de départ maintenu à 62 ans ?
  • Des droits nouveaux ?
  • Une solidarité renforcée ?

La retraite par points, c’est une solidarité mise à mal pour favoriser les assurances individuelles et la capitalisation ! C’est un système injuste qui pénalisera les agent-es ! Nous revendiquons son retrait !

Vœux du Président : E. MACRON reste sourd à la crise sociale

Les sondages indiquent que, le soutien de l’opinion publique au mouvement reste en effet majoritaire et que la détermination des salarié-es ne fait que grandir au fur et à mesure qu’ils et elles analysent le projet du gouvernement et comprennent tous les dangers qu’elle représente pour notre système de protection sociale.

La FSU appelle à participer et amplifier les actions en cours et à préparer une grève du 9 janvier puissante et déterminée.