FSU

Une rupture profonde s’impose

La question de l’emploi est centrale : lutte contre la précarité et la pauvreté, hausse des salaires, développement des services publics, abandon définitif de la réforme des retraites. Les organisations La CGT, FSU, Solidaires, FIDL, MNL, UNEF et UNL appellent à faire de la journée du 17 septembre une première journée d’action, selon des modalités à définir dans les secteurs professionnels et les territoires (grèves, manifestations, rassemblements, etc. …) pour imposer le changement nécessaire.

Retraites, services publics : Des orientations qui inquiètent

La FSU a été reçue par le nouveau Premier Ministre. Jean Castex a fait part des priorités de son gouvernement et notamment sa volonté de « régler rapidement la question du déficit des régimes de retraites », laissant entrevoir des mesures d’âge ou d’allongement des durées assez rapidement et repoussant à plus tard mais n’abandonnant pas la réforme dite « systémique ». La FSU s’oppose à toute nouvelle dégradation des droits à pension et a redit son attachement à un système par répartition, elle a refait ses propositions de recherches de nouveaux financements et a alerté sur les inégalités qu’engendreraient ces dégradations de pensions pour les femmes en particulier.

Liberté de manifester : la santé oui ! Le bâillon non !

Communiqué de presse des organisations syndicales CGT, FSU, SAF, Syndicat de la Magistrature et Union Syndicale Solidaires dénonçant l’interdiction du droit de manifester et engageant une procédure de référé-liberté.

“Le droit de manifester est un droit garanti par la Constitution. Alors même que la liberté de circuler sur notre territoire a été rétablie, il n’est pas cohérent que les rassemblements – et donc les manifestations – à plus de 10 personnes sur la voie publique restent purement et simplement interdits.”

Plan de sortie de crise

L’heure est aux urgences sanitaires et sociales et à la satisfaction des besoins essentiels de la population, dans le respect des droits démocratiques : les semaines à venir seront décisives et le gouvernement doit urgemment changer de logiciel, pour répondre aux objectifs qui s’imposent et que nous nous fixons dans les deux premières parties de ce plan de sortie de crise. En particulier doit être lancé un vaste plan de renforcement et de développement des services publics.

PRIMES, CONGÉS, RTT : LES SORTIES DE ROUTE GOUVERNEMENTALES

Au travers d’ordonnances, le gouvernement a adopté un certain nombre de nouvelles dispositions concernant les agent.e.s de la Fonction publique qu’il a
officialisées hier après-midi. Pour nos organisations syndicales, ces mesures sont très loin d’être à la hauteur des enjeux. Pire, elles comportent d’inacceptables et injustes reculs.

Le 7 avril : anniversaire de l’OMS

L’actualité tragique révèle au grand jour l’incapacité de notre système à répondre aux besoins humains : le manque criant de moyens matériels, de lits d’hôpitaux, de personnels, s’étale plei-nement. Pourtant, depuis des années, les professionnels, les usagers, les forces syndicales dont la FSU et associations tirent la sonnette d’alarme sur la dégradation de notre service de santé. Les politiques successives d’austérité ont affaibli considérablement l’hôpital public, géré comme une entreprise. Près de 100 000 lits ont été fermés entre 1987 et 2017 (source DREES). Ces politiques ont touché les personnels de plein fouet : ils ont vu leur nombre diminuer, leurs conditions de travail empirer et leurs salaires, déjà insuffisants, stagner. Le gouvernement re-connaît aujourd’hui une pénurie de médicaments : conséquence directe des choix de l’industrie pharmaceutique qui privilégie la rentabilité financière en délocalisant les fabrications non ren-tables à l’étranger. Il est temps de mettre en place un pôle public du médicament.

En matière de travail et d’emploi, où est la sécurité sanitaire ?

Une large campagne de valorisation des postes disponibles dans le secteur agricole et de mises en relation sur les offres d’emploi de ce secteur est lancée, via Pôle Emploi, particulièrement dans les régions du sud de la France.
Si la FSU comprend la nécessité d’assurer la continuité de l’alimentation de nos concitoyen-nes, elle tient tout d’abord à souligner que cette situation est le résultat d’un recours abusif depuis des années à des emplois saisonniers mal rémunérés et mal protégés, majoritairement travailleurs détachés aujourd’hui bloqués aux frontières par le virus. Elle juge donc d’autant plus impératif d’assurer la sécurité sanitaire des travailleurs ainsi mobilisés, qu’ils aient un emploi ou qu’ils en soient privé-es. À ce titre les consignes données aux conseiller.es de Pôle emploi de « rassurer les publics sur les conditions de sécurité au sein des entreprises concernées » sans pouvoir s’assurer de l’effectivité des conditions de travail des postes proposés relèvent en fait d’une campagne de pure communication en direction du public et d’injonction paradoxale pour les personnels et les demandeurs d’emploi.