Archives par auteur: Francis Chambarlhac

En matière de travail et d’emploi, où est la sécurité sanitaire ?

Une large campagne de valorisation des postes disponibles dans le secteur agricole et de mises en relation sur les offres d’emploi de ce secteur est lancée, via Pôle Emploi, particulièrement dans les régions du sud de la France.
Si la FSU comprend la nécessité d’assurer la continuité de l’alimentation de nos concitoyen-nes, elle tient tout d’abord à souligner que cette situation est le résultat d’un recours abusif depuis des années à des emplois saisonniers mal rémunérés et mal protégés, majoritairement travailleurs détachés aujourd’hui bloqués aux frontières par le virus. Elle juge donc d’autant plus impératif d’assurer la sécurité sanitaire des travailleurs ainsi mobilisés, qu’ils aient un emploi ou qu’ils en soient privé-es. À ce titre les consignes données aux conseiller.es de Pôle emploi de « rassurer les publics sur les conditions de sécurité au sein des entreprises concernées » sans pouvoir s’assurer de l’effectivité des conditions de travail des postes proposés relèvent en fait d’une campagne de pure communication en direction du public et d’injonction paradoxale pour les personnels et les demandeurs d’emploi.

Emploi saisonnier : Affaiblir le droit du travail ne sauvera pas les paysan.ne.s

Le Ministre de l’agriculture et de l’alimentation Didier Guillaume appelle « celles et ceux qui n’ont plus d’activité » à rejoindre « la grande armée de l’agriculture française »…. Le monde agricole exprime des inquiétudes légitimes : perte de récoltes, défaillance de certains maillons de la chaîne agro-alimentaire, baisse de chiffre d’affaire. Mais cette peur ne saurait justifier des atteintes inacceptables au droit du travail, qui créent un précédent dangereux et risquent de perdurer au-delà de l’urgence sanitaire. L’attractivité de l’emploi agricole ne sera pas renforcée en légalisant la semaine à 60h ou en limitant la durée de repos à 9h.

8 mars 2020: la FSU aux côtés des Grandes Gagnantes pour défendre les droits des femmes

En France, la crise sociale actuelle démontre encore une fois que la précarité touche plus particulièrement les femmes. Dans le monde du travail, les métiers que les femmes occupent majoritairement, s’ils ont une forte utilité sociale, sont dévalorisés financièrement et socialement. Quant au passage à la retraite il se traduit pour les femmes par un écart de pensions de droit direct de 42% par rapport aux hommes.

Utilisation de l’article 49.3: Une seule réponse s’impose, la mobilisation !

Les organisations syndicales de salarié-es et de jeunesse (CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Union syndicale Solidaires, FIDL, MNL, UNEF, UNL) ont pris acte de l’annonce par le Premier ministre samedi dernier en fin d’après-midi d’utiliser l’article 49-3.

C’est une nouvelle preuve, si celle-ci était nécessaire, que le gouvernement refuse le débat et veut faire passer en force ce projet de régression sociale minoritaire dans l’opinion publique.

8 mars : journée internationale de lutte pour le droit des femmes

Pourquoi cette journée est-elle toujours nécessaire et d’actualité ?
En 2019, malgré l’égalité de droits en France, dans les faits les dégâts du système patriarcal continuent :

  • 149 femmes sont mortes sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint en France
  •  Persistance des inégalités dans tous les champs: 26 % de salaire en moins, orientation des filles vers des filières moins rémunérées (seulement 15 % des ingénieurs en informatiques sont des femmes), difficulté d’accès aux postes de décision : seulement 16% de mairesses
  •  Projet de retraite du gouvernement qui va encore plus fragiliser les femmes retraitées en faisant baisser leur niveau de pension proportionnellement plus que les retraites des hommes
  •  Réforme de l’assurance chômage qui va fragiliser encore plus les travailleurs et travailleuses précaires. Les femmes seront plus touchées car ce sont elles qui sont le plus souvent à temps partiel, en horaires coupés…

RETRAIT DU PROJET MACRON – NON AU DEMANTELEMENT DE LA SECU TOUTES ET TOUS EN GREVE ET MANIFESTATION

Les Fédérations appellent à faire du mercredi 29 janvier, veille de l’ouverture de la conférence d’équilibre et de financement, une journée de grève massive, de manifestations et à poursuivre le renforcement, l’élargissement de la mobilisation en multipliant les initiatives les jeudis et vendredis qui suivent.